"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan : un podcast à écouter en ligne | France Culture

"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan
© Radio France
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Épisodes
    • Épisode 1/10 : Le suicide de Lucile
      "Mon fils me rappelait à l’ordre: un chat s’appelait un chat. Grand-mère s’était suicidée, oui, foutue en l’air, elle avait baissé rideau, lâché l’affaire, elle avait dit stop, basta, terminado, et elle avait de bonnes raisons d’en arriver là."
      29 sept. 2014  •  24 min
    • Épisode 2/10 : L’origine de la souffrance
      "Sans doute avais-je envie de rendre un hommage à Lucile, de lui offrir un cercueil de papier et un destin de personnage. Mais je sais aussi qu'à travers l'écriture je cherche l'origine de sa souffrance. Est-ce que la souffrance était déjà là ? "
      30 sept. 2014  •  24 min
    • Épisode 3/10 : Beauté et douleur de l’enfance
      Une larme coule sur la joue de Lucile. Elle ne veut plus faire de photos, voilà tout, elle le redira à sa mère. Elle n'est pas cette jeune fille en jupe plissée, elle n'a rien à voir avec ce simulacre de douceur qu'on veut lui faire jouer."
      1 oct. 2014  •  24 min
    • Épisode 4/10 : Jean-Marc
      "Liane découvre l'adolescent allongé sur son lit, un sac en plastique enfoncé sur la tête. Elle se jette sur lui, retire le sac d'un geste brusque et découvre son visage. Sa bouche est restée ouverte, à la recherche d'air."
      2 oct. 2014  •  24 min
    • Épisode 5/10 : Lucile et Gabriel, mon père
      "Ces années ont été pour Lucile un temps de grande solitude (elle l'a souvent dit), et ont contribué à la destruction de sa personne (c'est moi qui l'écris). La rencontre de Lucile et Gabriel reste à mes yeux la rencontre de deux grandes souffrances."
      3 oct. 2014  •  24 min
    • Épisode 6/10 : Georges, mon grand-père, le père de Lucile
      "Peut-être est-ce cela, le plus difficile, n'avoir jamais pu haïr Georges, mais n'avoir jamais pu l'absoudre non plus. Lucile nous a laissé ce doute en héritage, et le doute est un poison."
      6 oct. 2014  •  24 min
    • Épisode 7/10 : Maladie et internement
      "Lucile ouvre les yeux sur sa vie dévastée. Elle est en train de perdre la garde de ses enfants, elle a dépensé l'argent qu'elle n'a pas, elle a fait et dit n'importe quoi. Cela a eu lieu, cela est irrémédiable."
      7 oct. 2014  •  24 min
    • Épisode 8/10 : L’irréparable
      "Pendant plusieurs années, ma mère a vécu sous camisole chimique. Son regard était fixe, embué, une pellicule fangeuse semblait s'y être collée. Derrière les yeux, on pouvait deviner les comprimés pris à heure fixe, le temps étale et sans relief."
      8 oct. 2014  •  24 min
    • Épisode 9/10 : Crises et accalmies
      "J’ai arrêté mes médicaments il n'y a pas de quoi s'affoler je n’en peux plus de vivre comme un légume je ne veux plus de cette vie-là je veux vivre les choses les ressentir être vivante."
      9 oct. 2014  •  23 min
    • Épisode 10/10 : La vérité n’existe pas
      "Le vendredi 25 janvier 2008 ma mère m'a téléphoné, j'étais sur le point de sortir, je me suis assise sur le rebord de l'évier, nous avons parlé de choses et d'autres. Lucile m'a appelée ce vendredi matin, c'était la dernière fois et elle le savait."
      10 oct. 2014  •  25 min

À propos de la série

Dans ce récit autobiographique, Delphine de Vigan écrit sur Lucile, sa propre mère qui s'est suicidée. À travers les souvenirs, les secrets et les drames traversés, elle construit une enquête au cœur de la mémoire familiale.

Après le suicide de sa mère, Lucile, Delphine De Vigan part à la rencontre des gens qui ont partagé sa vie. A partir des enregistrements de ces témoignages qu’elle retranscrit sur son ordinateur, de la collecte d’archives, de films, de cassettes, de photos, de son journal intime de petite fille et des écrits de Lucile, elle nous fait partager cette enquête au cœur de la mémoire familiale.
“Sans doute avais-je espéré que, de cette étrange matière, se dégagerait une vérité. Mais la vérité n’existait pas. Je n’avais que des morceaux épars et le fait même de les ordonner constituait déjà une fiction. Quoi que j’écrive, je serais dans la fable.” (Delphine De Vigan)

"Pour transposer ce roman en feuilleton radiophonique, j’ai essayé de recréer, comme un kaléidoscope, les voix souterraines qui tissent et accompagnent le récit de cette quête. J’ai tenté de faire exister les entretiens que l’auteur a menés dans sa recherche, ces films, ces archives, ces vieilles cassettes... Puis j’ai voulu faire entendre comment, au milieu de ce chantier d’écriture, surgissent des scènes et des personnages comme des réminiscences de la mémoire, aux frontières du réel et de la fiction. Delphine De Vigan nous confie, à travers cette étrange matière, son questionnement sur la fragilité des êtres et le trouble bipolaire. Ce roman, qui commence au printemps 1954, est le récit des drames qui ont jalonné l’histoire de sa famille. Dans ce livre sur la transmission et les légendes familiales, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les ombres les plus secrètes, ce sont toutes nos vies, nos failles, et nos propres blessures qui résonnent avec force." Louise Loubrieu

"Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. ” (Delphine De Vigan)

Réalisation Juliette Heymann
Adaptation Louise Loubrieu
Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière

Avec Johanna Nizard, Elsa Lepoivre de la Comédie Française
Et Cécile Gérard (Liane), Laurent Lederer (Georges), Aurélie Nuzillard (Lucile), Pauline Belle (Barthélémy), Agathe Le Bourdonnec (Justine), Pauline Ziadé (Lisbeth), Brigitte Lecordier (Milo), Marie Daude (Liane âgée), Jean-Claude Frissung (Barthélémy adulte), Sophie Daull (Justine adulte), Elise Arpentinier (Mme Richard), Emanuela Pace (Le fils), India Hair (Jean-Marc), Jeanne-Marie Paul (Marie-Noëlle), Eléonore Franchet-Gérard (Violette), Thomas Sagols (Barthélémy), Jean-Gabriel Nordmann (Professeur Lejeune), Laurent Cléry (Un médecin), Marianne Epin (Violette adulte), Lola Roskis (Solange), Eléonore Franchet-Gérard (Violette), Samuel Charle (Milo adolescent), Sophie Froissard (Violette adolescente), Françoise Lebrun (Lisbeth adulte), Françoise Gillard de la Comédie Française (Delphine enfant), Suzanne Aubert (Manon enfant), Suzanne Aubert (Manon enfant), Garance Clavel (Marie-Line), Lara Bruhl (Camille), Manon Leroy (Manon adulte), Philippe Chaine (Gabriel), Sandy Boizard (Marie-Anne), Vincent Schmitt (Docteur A), Jacques Frantz (Docteur B), Marie-Céline Tuvache (Docteur D), Françoise Henry-Cumer (Femme à la voix fluette), Luce Mouchel (Lucile)

Et les voix de Jacques Garsi, Jehanne Carillon, Eric Feldman, Franck Molinaro, Julien Cigana, Chloé Olivères, Bernadette Le Saché, Albert Delpy, , Sandy Ouvrier, Thomas Dalle, Félix Pruvost, Sophie Bezard, Ombeline de la Teyssonnière Nina, Nell, Lou, Paul et Madeleine, Louis Helle, Marion Germa, Clémence Tondut, Tristan du Puy, Alexandre Bachelet, Charlotte Lang, Agnès Proust, Philippe Chaine, Olivier Boudrand, Paul Schmitt, Ralph Rousseau, Stéphane Giraudeau, Othello Vilgard, Clémence Barbier, Alice, Marion, Gaspard, Jules, Gabriel, Sophie Bezard, Blanche Heugel, Leslie Menahem, Antoine Berry-Roger, Renaud Bertin, Christine Culerier, Felix Pruvost, Leslie Menahem, Elodie Menant, Samuel Charle, Marie-Pierre Chaix, Valérie Coriè-Sibiril, Jean-Charles Rieznikoff, Colette Marie, Sophie Froissard.

Bruitage Sophie Bissantz assistée d’Elodie Fiat
Musique originale et piano Denis Chouillet
Equipe de réalisation Catherine Deréthé, Martin Delafosse, Louise Loubrieu

Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan est paru aux éditions Jean-Claude Lattès

Provenant de l'émission

Le Feuilleton, du lundi au vendredi de 20 h 30 à 21 h sur France Culture

Un rendez-vous destiné au grand public. Ces fictions auront pour mission de nous émouvoir, nous divertir, nous intriguer. Dramatiques radiophoniques, lectures, scénarios, adaptations, pages arrachées, toutes les formes radiophoniques et toutes les époques sont conviées pour conter une histoire.